|
Nous avons proposé un Projet de Loi de Convocation et Règlement d'une Consultation Populaire. Et pour quoi ? Parce que nous voulons transmettre à la société une sécurité juridique, parce que nous voulons transmettre à la société basque l'accomplissement d'une promesse politique que nous assumons en tant que gouvernement, et le faire - en plus- avec clarté et transparence, en donnant la parole à la société basque.
Pourquoi?
Parce que la main tendue et offerte en signe de pacte au Président José Luis Rodríguez Zapatero déjà au mois d'octobre dernier a été constamment refusée.
La seule réponse obtenue a été un Non. Toujours Non ! Nous avons heurté un mur qui bloque en permanence la situation politique de ce pays. Et nous ne sommes pas disposés à vivre en permanence dans une spirale sans solution. Et moins encore, en tant que Président d'Euskadi et en représentation des institutions légitimes et démocratiques basques, à accepter que le gouvernement et le président espagnol soient prêts à négocier et à signer des accords politiques avec l'ETA et avec Batasuna qui refusent de négocier et de signer avec les institutions démocratiques basques. Nous ne sommes pas disposer à accepter ce jeu, qui met l'ETA au centre du pouvoir et de la capacité politique.
Nous avions dit que nous n'allions pas accepter le refus du dialogue et de la recherche de solutions, que tout se termine par la rupture du cessez-le-feu de la part de l'ETA, après les négociations avec le gouvernement espagnol ; nous avions dit que depuis les institutions démocratiques, nous devions passer à l'action, prendre la relève,; assumer notre responsabilité ; et que nous allions prendre l'initiative en offrant, tout d'abord, notre main tendue, pour atteindre un Pacte Politique avec le président espagnol, et si cette main tendue était rejetée, que nous prendrions des initiatives pour débloquer la situation. Nous n'acceptons pas le retour en arrière. Les institutions démocratiques basques n'acceptent pas le retour vers ce passé destructif qui nous incorpore à la violence cruelle et inhumaine de l'ETA, ni l'absence de dialogue politique entre les institutions basques et espagnoles, ni entre les partis politiques basques. Ce n'est pas à l'ETA, comme s'il s'agissait d'un interrupteur, de dicter aux partis politiques et aux institutions quand ils peuvent parler, en déclarant une trêve, et quand ils ne peuvent pas parler, en éteignant l'interrupteur, en déclarant la fin de la trêve.
Les institutions démocratiques basques veulent guider ce pays dans la recherche de solutions pour obtenir la paix et des accords politiques, et nous allons respecter la parole donnée à la société basque!
Qu'attendons-nous?
- Nous attendons du Parlement Basque le Oui de tous les partis politiques à cette Loi. Le Oui évidemment, des partis qui soutiennent l'accord tripartite, mais aussi le Oui d'Aralar, du PP, d'EHAK et du Parti Socialiste d'Euskadi, car nous sommes convaincus qu'il n'y aura aucune formation politique, ni aucun parlementaire, qui s'oppose à céder la parole à la société basque. Nous le pensons en toute sérénité, mais aussi avec fermeté.
Comment peut-on penser que la connaissance de l'opinion du peuple puisse diviser le peuple. C'est précisément le contraire. Agir sans connaître la volonté du peuple est ce qui divise les peuples, et il nous est impossible de comprendre comment la connaissance de l'opinion de nos propres citoyens puisse diviser la société dans laquelle nous vivons tous.
- Nous attendons des citoyens basques que toutes les femmes et tous les hommes de ce pays prennent seulement 45 secondes pour lire deux questions toute simples, en s'isolant du débat politique et médiatique, où règnent le bruit et le discrédit, et qu' ils agissent en conséquence.
Ne laissez personne décider pour vous!
Que voulons-nous?
- Nous voulons la Paix.
Nous voulons remettre l'ETA à sa place…en lui sommant d'abandonner la violence une fois pour toutes.
- Nous voulons l'Accord entre les Basques.
Nous voulons débloquer la situation politique en invitant tous les partis basques à négocier et à parvenir à un accord avant la fin de 2010.
- Et nous voulons que ce soit la société qui inaugure le processus le 25 octobre 2008 et qui le clôture par un référendum en 2010. En définitive, que ce soit la société basque, et uniquement la société basque, qui légitime tout le chemin à suivre. Du début jusqu'à la fin.
Les questions contenues dans la Loi sur la Consultation sont:
"Êtes-vous d'accord de soutenir un processus de fin dialoguée de la violence, si préalablement l'ETA manifeste de manière univoque sa volonté d'y mettre fin une fois pour toutes ? "
"Êtes-vous d'accord que les partis (politiques) basques, -sans exclusion-, entament un processus de négociation pour conclure un Accord Démocratique sur l'exercice du droit à décider du Peuple Basque et que cet Accord soit soumis à referendum avant la fin de l'année 2010? ".
Principe Éthique:
"Êtes-vous d'accord de soutenir un processus de fin dialoguée de la violence, si préalablement l'ETA manifeste de manière univoque sa volonté d'y mettre fin une fois pour toutes ? "
Pourquoi ? Dans quel but?
1.- Parce que nous voulons la Paix. Parce que nous avons besoin de la Paix. Parce que le Peuple Basque mérite la Paix.
Parce que nous voulons remettre l'ETA à sa place…en la sommant d'abandonner la violence une fois pour toutes.
2.- Parce que nous voulons que la société basque ratifie un engagement éthique contre la violence de l'ETA dans des termes similaires à ceux proposés dans l'Accord d'Ajuria Enea et au Congrès des Députés en mai 2005.
Il y était dit expressément, "qu'on ne peut renoncer au principe démocratique qui veut que les questions politiques doivent se résoudre uniquement à travers les représentants légitimes de la volonté populaire" et "qu'en respectant à tout moment ce principe, si les conditions opportunes à une fin dialoguée de la violence se présentent, fondées sur une volonté claire d'y mettre fin et sur des attitudes sans équivoques permettant de conduire à cette certitude, nous appuyons des processus de dialogue entre les pouvoirs compétents de l'État et quiconque décide d'abandonner la violence".
3.- Parce que, conformément à ces engagements, le rejet le plus clair et le plus effectif de l'ETA et de la violence consiste à exiger sa disparition, une fois pour toutes, en lui disant que la politique n'appartient qu'aux politiciens, que nous sommes les représentants légitimes du peuple.
Principe Démocratique:
"Êtes-vous d'accord que les partis (politiques) basques, -sans exclusion-, entament un processus de négociation pour conclure un Accord Démocratique sur l'exercice du droit à décider du Peuple Basque et que cet Accord soit soumis à referendum avant la fin de l'année 2010? ".
Pourquoi ? Dans quel but ?
1.- Parce que nous voulons l'Accord entre les Basques.
Parce que nous voulons que les accords entre basques soient respectés par l'État (espagnol), contrairement à ce qui s'est passé jusqu'ici. Cela fait 30 ans que le Statut de Gernika, cet accord entre Basques, n'est pas respecté, et 30 ans que la Parole donnée au Peuple Basque n'est pas respectée.
2.- Parce que nous voulons débloquer la situation politique en invitant tous les partis basques à négocier et à parvenir à un accord sur l'exercice du droit à décider du Peuple Basque.
Un droit à décider dans tous les domaines : dans celui de l'autogouvernement économique, social, culturel… ; dans le domaine des relations avec d'autres Communautés et Territoires Basques. Et aussi le droit à décider dans le domaine de la relation politique que nous voulons entretenir avec l'État espagnol.
3.- Parce que "nous devons être capables de décider de vivre en ensemble".
- S'il n'y a pas de liberté pour décider, la cohabitation n'est pas libre, elle est imposée!
- Cohabiter et décider sont des concepts inséparables.
- Nous voulons avoir le droit de décider et le droit de cohabiter en liberté.
4.- Parce que nous voulons exercer le droit à décider pour améliorer la qualité de vie de la société basque, la qualité de vie de tous les citoyens qui vivent et travaillent aujourd'hui dans ce pays. Quelle que soit leurs convictions, quel que soit le parti qu'ils votent.
- En définitive, parce que nous voulons exercer le droit à décider pour vivre mieux.
Vitoria-Gasteiz, le 28 mai 2008
|